Gagnants GenARDIS : formation en TIC pour une meilleur gestion des groupements féminins au Burkina Faso

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Dans la province de Sissili, au Burkina Faso, les femmes se sont regroupées pour former des associations et des groupes pour générer des revenus. Malheureusement, il leur manque les connaissances organisationelles et techniques pour bien gérer leurs activités et promouvoir leurs produits. La Fédération Provinciale des Professionnels Agricoles de la Sissili (FE.P.P.A.SI) va donc former des femmes de plusieurs organisations de a région, afin d’accroître leurs connaissances techniques et ainsi améliorer la gestion de leurs activités économiques, et défendre leurs intérêts.

Quels sont les problèmes liés au genre et au TIC à résoudre ?

Le Burkina-Faso est un pays enclavé de l’Afrique subsaharienne où l’agriculture est la principale source de revenus. Plus de 90% de la population vivent de l’agriculture. La grande majorité des producteurs pratiquent une agriculture de subsistance qui génère des revenus assez faibles. Les femmes exécutent plus de 60% des travaux liés à la production agricole. En plus, elles s’occupent de toutes les activités liées à la reproduction. En dépit de cela, la contribution des femmes n’est pas reconnue parce qu’elles occupent un statut de second plan dans la société et dans la cellule familiale. Elles ne bénéficient pas non plus des revenus tirés de la vente des produits agricoles dont la gestion relève du chef de famille.

Pour pallier cette marginalisation économique et sociale, au Burkina-Faso, les femmes se regroupent de plus en plus dans des organisations paysannes pour défendre leurs intérêts économiques et sociaux. Aussi, dans la province de la Sissili, les femmes se sont organisées dans des groupements féminins à l’échelle villageois où elles développent des activités génératrices de revenus. Mais ces organisations sont caractérisées par une faiblesse organisationnelle, le manque d’information sur les prix des produits agricoles bruts et transformés sur les marchés. Ces femmes n’ont pas non plus les capacités techniques pour une bonne gestion de leurs activités économiques et la promotion de leurs produits.

Dans le souci de réduire ces insuffisances, ces groupements féminins ont adhéré à des organisations fédératives mixtes à l’échelle communale et provinciale. Les responsables des groupements féminins, par leur adhésion à ces organisations plus fortes, s’attendaient à acquérir de nouvelles compétences afin de renforcer leurs organisations de base sur le plan organisationnel et technique.
Dans ces organisations fédératives, les femmes n’ont pas encore les capacités de défendre leurs intérêts à cause de leur faible niveau de scolarisation, la méconnaissance des Technologies de l’Information et de la Communication et des pesanteurs sociales. On constate alors qu’elles sont reléguées au second rang et ne bénéficient pas des mêmes avantages que les hommes membres de ces organisations. Cette situation renforce l’ignorance et la faible capacité technique des femmes et amène les femmes à se sous-estimer par rapport à leurs capacités réelles.

Ce projet vise donc à réduire l’inégalité de genre dans l’accès aux TIC en dotant trente (30) femmes leaders de 15 groupements féminins de capacités techniques pour mieux organiser leurs groupements de base, améliorer la gestion de leurs activités génératrices de revenus et défendre leurs intérêts dans les organisations fédératives mixtes.

Comment les TIC peuvent-elles aider ?

Les 30 femmes formées seront capables de prendre des images avec un appareil numérique et d’une caméra, de faire des recherches d’information sur Internet. Elles seront aussi formées sur le logiciel Power Point pour former et sensibiliser les femmes membres de leurs groupements sur des thèmes variés et elles seront capables d’écrire des articles sur leurs activités qui sont publiés dans le bulletin d’information trimestriel et le site Web de la FEPPASI. Ainsi, avec ces nouvelles capacités, les femmes pouront utilier leurs compétences pour mieux gérer leurs organisations de base (saisie des informations sur des PC, capitalisation des acquis, meilleure présentation des outils de gestion des activités génératrices de revenus), et elles pouront mieux gérer leurs activigtés génératrices de revenus individuels et de leur groupements, et elles seront capables d’effectuer des recherches de marcher sur l’internet, leur donnant un plus grand pouvoir de négociation de prix.