Women's Networking Support Programme
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Association for Progressive Communications
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Dans la région d’Uvira, en République Démocratique du Congo, les femmes constituen la majorité de la populatinon des pauvres. Elles vivent principalement de l’agriculture, mais ce sont les hommes qui sont propriétaires des champs qu’elle travaillent. Comme elles sont pauvres, elle ne peuvent accéder aux intrants, outils et technologies agricoles ; et n’a encore moins les connaissances pour communiquer et changer sa situation. Le Groupe African d’Experts pour le Développement (GRAFED) cherche alors a mettre en place un réseau de femmes rurales internautes aux fins de promouvoir les échanges et la vulgarisation des technologies agropastorales appropriées et le plaidoyer.
Quels sont les problèmes liés au genre et aux TIC à résoudre ?
Les femmes rurales d’Uvira constituent la majorité de la population et des pauvres dans ce territoire. Elles vivent essentiellement de l’agriculture. Les femmes travaillent davantage que les hommes dans les travaux de champs et il y a effectivement une féminisation des travaux des champs. Mais, ces champs sont la propriété exclusive de l’homme, bien que la femme soit autorisée à y cultiver comme elle veut. L’homme reste le seul maître qui décide sur l’utilisation de récoltes produites par la femme même quand l’homme ne s’est pas rendu un seul jour au champ jusqu’à la récolte. La femme n’a pas accès aux intrants, outils et technologies agricoles. Même quand elle accède dans certains cas aux intrants, elle n’a pas les compétences et les connaissances requises pour l’utilisation de ces derniers. La femme rurale d’Uvira n’a pas encore accès aux informations agropastorales pouvant lui permettre d’améliorer son travail de cultivatrice (engrais, semences, etc.) et de produire plus (pour la sécurité alimentaire de sa famille et pour l’épargne). Elle n’a pas encore d’outils modernes de communication à exploiter pour se faire entendre et intégrer les réseaux pour bénéficier des opportunités, relever les grands défis du 21ème siècle (la pauvreté) et plaider pour elle-même. Bref, elle n’a pas encore le pouvoir de communication. Le taux de femmes rurales d’Uvira qui ont accès aux TIC est très faible (-10% des utilisateurs) car l’outil informatique est considéré par certains comme l’apanage de l’homme et que la place de la femme est à la cuisine, à la maternité et aux champs. A cause des stéréotypes et interdits culturels, coutumiers et traditionnels, la femme est aliénée et n’a pas la capacité d’agir. Sa voix ne se fait pas encore très bien entendre en matière de développement agricole et rural. Sa voix n’a pas encore touché les cœurs des décideurs en matière de politique agro-pastorale et des partenaires pour qu’ils tiennent compte d’elle. Elle n’est pas encore ouverte au monde pour communiquer avec d’autres femmes du monde rural. Même dans leurs jeunesses, les filles sont plus désavantagées que les garçons en territoire d’Uvira où l’on croit toujours qu’envoyer les filles à l‘école n’est nullement important. Par ailleurs, la femme rurale d’Uvira est assujettie à beaucoup de problèmes, liés au manque d’accès aux nouvelles TIC, notamment : La non participation aux débats internationaux sur la question de Genre, le manque d’ouverture au monde pour intégrer les débats sur des questions importantes de l’heure la concernant, le taux élevé d’analphabétisme, la sous information de la femme rurale créant ainsi son retard dans le développement socioculturel et économique, l’accès limité aux technologies appropriées qui ont fait des preuves de rationalité sous d’autres horizons, la non implication dans la vie politique active… Ce projet vient doter la femme, grâce aux TIC, des moyens qui lui permettront de résoudre les problèmes sus évoqués.
Comment les TIC peuvent-elles aider ?
Le projet vise à renforcer les capacités de 30 femmes rurales d’Uvira, à travers une mise à niveau de l’utilisation de l’Internet comme moyen d’accès aux informations agropastorales et d’acquisition des technologies agropastorales appropriées. Ces informations agropastorales et technologies agropastorales appropriées permettront à la femme rurale d’Uvira d’accroître sa production, minimiser le coût de production et par conséquent élever le niveau de son revenu et participer plus activement à la sécurité alimentaire et à la réduction de la pauvreté. Ce projet vise également l’utilisation de TIC comme moyen de plaidoyer en faveur de la formulation et de changement de la politique agropastorale tant institutionnelle que d’intervention sur terrain en faveur du Genre.