GenARDIS grantee wins Africa Rural Connect contest

In 2008-2009, Ugandan organisation Toro Development Network (ToroDev) was awarded a small grant through the APC’s Gender and agriculture and rural development in the information society (GenARIDS) project. No more than a year later, the grass roots organisation has been awarded $12, 000 through the Africa Rural Connect contest, to continue its work in helping small-scale rural farmers – many of which are women – learn to use technologies such as mobile phones, radios and computers.

ToroDev’s award-winning project focusses on building the capacity of small-scale maize farmers in one of Uganda’s poorest regions. The project has increased the women’s sale shares by increasing support for ICT training from men in the community, and linking the women directly to potential buyers in urban markets by using mobile phones, thus avoiding middlemen.

Founder and executive director, Johnstone Baguma, told Voice of America “As Toro Development Network, we are planning to continue with this project, especially hoping that farmers who are mainly involved in maize growing, how we can help them improve on their production, how they can be able to market their produce because they have been heavily exploited.”

The GenARDIS seed grants certainly helped put this project into action, but it is the dedication of the winning organisations that make the GenARDIS project such a powerful one.

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Petites subventions, grands chagements pour les femmes rurales

Une Éthiopienne apprend à utiliser la technologieUne Éthiopienne apprend à utiliser la technologie

L’accès aux nouvelles technologies de l’information et de la communication (TIC) touche autant les hommes que les femmes qui vivent dans des régions éloignées. Pour les gouvernements et le secteur des télécommunications, les infrastructures dans les régions rurales ne sont pas prioritaires car la population y est généralement pauvre et dispersée. Le déploiement des infrastructures et la formation se limitent aux zones urbaines où la population est concentrée et où les profits sont immédiats et fiables. Mais pour les femmes qui vivent en milieu rural, l’accès aux TIC permet de surmonter les nombreux obstacles liés non seulement à l’endroit où elles habitent mais également à des facteurs sexospécifiques.

Les femmes jouent un rôle essentiel dans l’économie agricole, d’où de longues heures de travail qui laissent peu de temps pour se familiariser avec les nouvelles technologies. Les femmes ne peuvent pas migrer aussi facilement que les hommes vers les villes où la formation aux nouvelles technologies est plus facile à obtenir. Outre la production agricole, ce sont les femmes plutôt que les hommes qui doivent s’occuper des enfants et des personnes âgées. Dans de nombreuses communautés, les attitudes culturelles interdisent aux femmes de se rendre dans les points d’accès publics, souvent parce qu’ils sont fréquentés par des hommes ou parce que les femmes ne sont pas autorisées à sortir de la maison sans être accompagnées d’un homme.

Les filles et les femmes ont généralement un niveau d’instruction inférieur et ne sont pas encouragées à faire des études, en particulier dans les domaines techniques. Dans la plupart des communautés rurales, les femmes ont beaucoup moins de pouvoir politique et économique que les hommes. Les différents éléments des TIC – logiciels, claviers, information en ligne et ressources de formation – n’existent pas dans les langues locales. Et la plupart des aspects des nouvelles technologies ne sont pas culturellement intuitifs. Même la radio (et de plus en plus le téléphone mobile), sans doute un des moyens de communication les plus présents dans de nombreuses régions rurales, est souvent inaccessible aux femmes. Les hommes décident des émissions à écouter et possèdent généralement la radio et le téléphone mobile.

Tout cela finit par créer des obstacles nombreux et considérables qui limitent la capacité des femmes rurales à exploiter les nouvelles technologies dans leur vie quotidienne et à consulter des informations vitales diffusées par les TIC : des informations susceptibles d’influer sur la production agricole, la fluctuation des prix, les pensions et les allocations familiales, l’accès aux nouvelles sur les changements politiques pouvant les toucher directement, ainsi que les services de santé et de soutien. Le parti pris en faveur des zones urbaines et des hommes en matière de connectivité prive de nombreuses femmes rurales, plus que les hommes, du droit universel et fondamental de communiquer.

Les responsables des programmes de développement qui visent la sécurité agricole et alimentaire se sont rendu compte il y a déjà longtemps que la centralisation des TIC offre un potentiel énorme d’amélioration des modes de subsistance ruraux. Ils se sont également rendu compte que leur succès repose sur une conception et une mise en oeuvre des projets sensibles au genre. L’accès aux technologies peut améliorer la vie des femmes et des hommes en milieu rural. En faisant concrètement la preuve de l’énorme contribution des femmes à l’agriculture, au revenu familial et à l’amélioration du niveau de vie, les relations de genre s’améliorent et le rôle des femmes dans la communauté est valorisé.

Le programme de petites subventions pour le Genre, l’agriculture, le développement rural et la société de l’information (GenARDIS) a été lancé en 2002 pour participer à la prise en charge des questions de genre liées à l’application des technologies de l’information et de la communication pour le développement agricole et rural dans les pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique. GenARDIS tient compte des contraintes et des difficultés que connaissent les femmes rurales et a accordé des petites subventions à des projets divers et innovateurs afin de surmonter ces obstacles, documenter le processus et les résultats et contribuer à un plaidoyer sur les politiques de TIC qui soit plus sensible au genre.

GenARDIS a appuyé des projets aussi variés que les pays dans lesquels ils étaient réalisés. Au cours des années, GenARDIS a dégagé des enseignements de projets allant de groupes de théâtre radiophonique de femmes au contrôle des animaux nuisibles grâce à l’accès aux informations en passant par l’utilisation de la technologie pour promouvoir l’héritage des femmes et leurs droits à la terre. Les récipiendaires ont aidé des femmes sourdes en Éthiopie à produire leur propre revenu grâce à la photographie numérique et a permis à des mères rurales d’apporter un revenu supplémentaire à leur famille parce qu’elles peuvent vendre à des acheteurs en dehors de leur village.

Dans certains régions, les petites productrices ne sont plus exploitées par les intermédiaires car elles peuvent obtenir un juste prix pour leurs produits en envoyant un simple SMS. Des productrices du Cameroun ont pu acheter de nouveaux outils mieux adaptés grâce à une hausse de leurs revenus et la capacité d’appeler en ville pour commander les produits. Et compte tenu du problème endémique de la violence faite aux femmes et aux filles, le recours aux TIC pour combattre ce fléau avantage les femmes et finalement les familles et les communautés.
« Dans tous les projets financés par le programme GenARDIS, les TIC ne sont qu’un moyen — encore qu’il s’agisse d’un moyen fort puissant — justifié par la fin, et non une fin en soi. L’accès à l’information est l’outil qui permet aux femmes d’envisager de faire de petits progrès dans la vie de tous les jours et des pas de géant au fil du temps »

David Dolly, University of the West Indies, St. Augustine, Trinidad et Tobago (récipiendaire de GenARDIS 2005 et membre du jury 2008)
« Les projets GenARDIS ont donné des perspectives très concrètes sur la façon dont les TIC peuvent améliorer les modes subsistance, la sécurité et l’indépendance alimentaires dans l’optique du genre. Le théâtre radiophonique, le téléphone mobile et les applications logicielles ouvertes font partie des approches originales que j’ai trouvé particulièrement intéressantes ».

Stella Williams, PhD, Mundus maris – Sciences and Arts for Sustainability, Nigeria (membre du jury 2008)
« GenARDIS est un concept né d’une bonne compréhension de ce qu’il faut faire pour combler l’écart dans la diffusion de l’information et du savoir en Afrique. En qualité de membre du jury, j’ai été frappée par le nombre de candidats venant de nombreux pays africains et par la diversité des idées proposées tant par le contenu que par la méthodologie ».

Oumy Ndiaye, CTA (Centre technique de coopération agricole et rurale) « L’analyse de la composition de la population rurale dans les pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique montre que les femmes en constituent plus de la moitié. Mais l’analyse de la composition des bénéficiaires des programmes de développement rural montre que les hommes sont majoritaires, plus particulièrement en ce qui concerne l’utilisation des TIC. Nous cherchons à combler cet écart et un des moyens d’y parvenir est de participer à GenARDIS ».

Kathleen Diga, Centre de recherches pour le développement international (CRDI)
« Certains projets de GenARDIS portent des questions cruciales à l’attention des femmes et des hommes, notamment la violence familiale, les droits fonciers, l’alphabétisation et les marchés locaux. Des femmes et des hommes ont pu absorber cette information et décider d’agir pour le changement ».

Jennifer Radloff est une activiste de la communication et des droits des femmes basée au Cap, en Afrique du Sud. Elle travaille pour APC depuis dix ans et coordonne le réseau APC-Femmes-Afrique. Elle gère le projet GenARDIS pour APC.

Genre, agriculture et TIC : Ce que l’on peut faire avec 7000 euros

Taïguey de la République DominicaineTaïguey de la République Dominicaine

Dans la région d’Uvira, en République du Congo, les cultures de racines de manioc des femmes se faisaient détruire par des parasites, mais grâce à une formation en internet, elles ont pu accroître leur production de culture saine et leur connaissances en agriculture. En République Dominicaine, les femmes d’une coopérative agroalimentaire ont appris à mieux gérer leur production grâce à une formation en TIC – plusieurs d’entre elles avaient plus de 50 ans, ce qui est considéré comme étant “vielle” et “bonne à rien” par les standards dominicains. Apprenez-en plus sur ce que les projets GenARDIS ont pu accomplir avec des petites subventions d’environ 7000 euros.

Recherche internet apporte des solutions aux maladies des cultures
IFDAP, République démocratique du Congo (RDC)

Les producteurs de racines de manioc de la région d’Uvira, en RDC, ont reçu une formation sur l’utilisation du téléphone mobile pour contacter des acheteurs potentiels, ce qui leur fait économiser des déplacements coûteux jusqu’au marché.

Dans la région frontalière d’Uvira en RDC, les cultures de racines de manioc des femmes étaient détruites par des parasites. Pour aider les femmes de cette communauté à augmenter leur production saine et leurs connaissances, l’IFDAP leur a montré comment faire des recherches sur l’internet pour connaître les maladies qui touchaient leurs récoltes. Les femmes ont aussi reçu un téléphone mobile pour qu’elles puissent communiquer avec des acheteurs potentiels, et 48 femmes et 18 hommes de neuf groupes de femmes de la région ont appris à se servir de la technologie. Une émission de radio hebdomadaire (« La voix de l’agricultrice ») a également été créée et des sujets sur le genre et l’agriculture y sont abordés.

Grâce à leurs nouvelles connaissances et à l’accès à la technologie, les femmes rurales d’Uvira ont vu leur production et leur revenu familial augmenter. L’augmentation du revenu familial a permis d’acheter de meilleurs outils, une meilleure éducation pour leurs enfants et une meilleure nutrition pour elles-mêmes et leur famille. Alors que certains hommes se sont montrés jaloux du nouveau pouvoir économique des femmes et ont résisté, d’autres ont bien accueilli ces changements et contribuent au travail à la maison. Par cette initiative, les femmes d’Uvira ont gagné le respect de leur famille et de leur communauté.
Les TIC aident des agricultrices dominicaines à mieux gérer leur coopérative

Les TIC aident des agricultrices dominicaines à mieux gérer leur coopérative
Fundación Taigüey, République dominicaine

La Ciénaga est un petit village de la République dominicaine où 75% des habitants vivent en-dessous du seuil de pauvreté. Avec l’aide de la Fundación Taigüey, les femmes ont mis sur pied une coopérative agroalimentaire. GenARDIS a financé la composante TIC de cette initiative qui visait à les aider à gérer leur coopérative.

Seize femmes du conseil de la coopérative ont suivi une formation sur les outils nécessaires pour gérer la coopérative. Bon nombre d’entre elles avaient 50 ans, c’est-à-dire qu’elles étaient « vieilles » et « plus bonnes à rien » selon les normes du monde rural de ce pays. La plupart n’ayant pas fini l’école primaire, le personnel de la Taigüey a décidé de commencer par le commencement : on leur a enseigné les mathématiques pour qu’elles comprennent la logique d’outils comme les feuilles de travail.

Grâce à la composante TIC, la majorité d’entre elles n’a plus peur des ordinateurs. Les responsables de la coopérative se sont rendues en Uruguay pour partager leur expérience avec une coopérative du même genre. Avant de prendre l’avion pour la première fois, elles ont pris part à une téléconférence et ont rencontré leurs homologues uruguayennes. Ce premier échange a facilité les rapports en personne.
Le principal enseignement de cette expérience est que les TIC n’apportent pas le développement par elles-mêmes. Elles doivent être intégrées à des initiatives plus larges et plus inclusives qu’elles contribuent à accélérer et à rendre plus efficaces.

taiguey.org

Photo par Fundacion Taïguey. Une coopérative de femmes de La Ciénaga, en République dominicaine, récolte des fruits pour faire des confitures écologiques. Les femmes ont accès à un centre de TIC où elles apprennent à se servir d’outils pour gérer leurs activités.

Sept recommandations pour assurer un accès équitable aux TIC par les femmes rurales

Telecentre à Uvira, DRCTelecentre à Uvira, DRCL’analphabétisme, le manque d’électricité et la médiocrité des infrastructures font partie des obstacles qui empêchent les femmes rurales de tirer profit des TIC. Mais ces défis reliés au genre sont rarement pris en considération, et les politiques qui sont développées sans considération envers le contexte particulier les gens ruraux ont moins de chance de réussite, puisqu’ils ne répondent pas aux besoins de tous d’une façon équitable. Voilà pourquoi il est si important d’inclure le genre dans le processus politique. Que peuvent faire les décideurs locaux et nationaux pour résoudre certains de ces problèmes? L’analyste de politique Sonia Jorge offre quelques pistes de réflexion.

Dans une perspective d’équité, le premier objectif d’une politique de TIC devrait être de permettre aux femmes et aux hommes d’accéder aux TIC de façon abordable, quels que soient le lieu, la langue, l’âge, la race et la classe sociale. Mais les décideurs s’intéressent rarement aux questions de genre. Et les politiques qui négligent le contexte particulier de la vie des femmes et des hommes sont plus susceptibles d’échouer car elles ne répondent pas équitablement aux besoins de tous. C’est pourquoi l’inclusion de la dimension genre est essentielle et doit être intégrée dans le processus de formulation de la politique.

Les preuves abondent sur l’impact considérable de l’analyse du genre dans le travail de développement. C’est sur ces preuves, et sur l’expérience de plusieurs projets de TIC dans le monde, que repose l’analyse de genre dans la politique et la planification des TIC. L’expérience des récipiendaires et des projets de GenARDIS montre qu’il reste encore beaucoup à faire au niveau des politiques et de la planification pour que les TIC offrent les mêmes possibilités et avantages aux femmes et aux hommes dans les zones rurales. Elle souligne aussi la nécessité de formuler des politiques intersectorielles ciblées et coordonnées qui visent à améliorer la vie des femmes et des hommes dans les zones rurales.

Les recommandations suivantes sont le résultat des expériences des récipiendaires et des projets de GenARDIS et devraient être prises en compte pour orienter le projet lui-même, mais surtout pour orienter la politique nationale aux niveaux de la région et des pays. En fait, ces recommandations peuvent jeter les bases d’un programme de plaidoyer pour les politiques ciblant plus précisément une politique d’accès universel et de développement rural sensible au genre.

  1. Améliorer et étendre les infrastructures rurales en privilégiant les installations d’accès publiques communes, et en particulier les technologies sans fil et les sources d’électricité nécessaires. La politique devrait prévoir la création et l’application d’un fonds d’accès universel pour promouvoir et soutenir le déploiement des technologies sans fil et les infrastructures dans les régions rurales et éloignées, en coordination avec les fournisseurs d’électricité.
  2. Investir dans l’accès communautaire (p.ex. les télécentres) dans les régions rurales. La logique de l’accès communautaire est évidente d’un point de vue économique et social. Il offre un accès abordable sans les frais de propriété et établit un cadre communautaire pour créer des programmes de formation et des services de soutien nécessaires, dont un bon nombre devant cibler les besoins des femmes et des filles dans les communautés rurales. On constate également que les projets de type télécentre en milieu rural contribuent à garder les jeunes dans la région.
  3. Préparer et mettre en œuvre une campagne d’éducation sur l’égalité de genre et les droits des femmes dans le contexte des TIC pour le développement. Il est essentiel que les TIC ne deviennent pas la cause de conflits et de violences fondés sur le genre. Il faut continuer de sensibiliser la population aux droits des femmes et à l’égalité de genre.
  4. Promouvoir et soutenir le développement des contenus locaux dans les langues locales. Il faut avoir des contenus locaux et adaptés pour créer la demande et un marché pour les services et les applications de TIC. Ils peuvent contribuer à renforcer les capacités locales et/ou soutenir les entreprises locales qui s’intéressent au développement de contenus destinés à leurs communautés et qui sont diffusés par les réseaux de TIC, dont la radio.
  5. Soutenir les programmes d’alphabétisation des adultes dans les régions rurales. La politique et les institutions de TIC devraient promouvoir et soutenir les efforts d’éducation de la population et en particulier des femmes dans les régions rurales.
  6. Promouvoir et faciliter la création de partenariats publics-privés pour la réalisation de projets ruraux, à la fois dans un but financier et pour le soutien opérationnel et à la mise en oeuvre. Ces partenariats peuvent être conclus avec des entreprises locales ou nationales, y compris celles qui offrent un soutien technique, avec des coopératives rurales, y compris les coopératives de femmes, ainsi que d’autres entreprises locales qui savent rejoindre les utilisateurs.
  7. Développer un programme par lequel les parlementaires et les institutions de l’État sponsorisent des projets ruraux de TIC pour faire connaître leurs réussites et obtenir un soutien politique. Les projets de TIC et d’infrastructures sont très présents dans les programmes de développement gouvernementaux et permettent une plus grande visibilité et un soutien garanti pour assurer le succès du projet.

Sonia Jorge est une consultante internationale en politique de communication et de régulation, et genre et développement. Elle travaille surtout sur les politiques et la régulation dans des pays en développement.

Cet article a été tiré de la publication GenARDIS 2002 – 2010 : Des petites subventions qui ont transformé la vie des femmes en agriculture, une collection du travail des gagnants GenARDIS au fil des années, et évalue l’impacte que les fonds a eu sur la vie des hommes et femmes ruraux.

Photo par gagnant GenARDIS, IFDAP

Women in the Democratic republic of Congo: Confidence and a competitve edge though ICTs

In the region of Uvira, Congo, women farmers are now using ICTs to learn about gender and agriculture. Through the SISSI project, local organisation IFDAP (Initiative des femmes pour le développement de l’autopromotion et la paix) formed a support group for women farmers. In early 2009, SISSI built a foundation for increased access to agricultural information by facilitating internet access to small rural women farmers. Through this and their recently launched information centre, so far, up to 150 men and women have received information on agriculture they need. SISSI also matched 60 small women farmers with mentors from other local communities to reinforce their support networks. It has been exciting to watch these women become proud citizens of our communities.

The SISSI project used a four-step approach. The four levels of intervention used were:

1) Control – Rural women farmers in Uvira gain control of the ICTs for economic sustainability. They can also make decisions on what kind of ICTs they use and when to use them.
2) Mobilisation – Community awareness on gender, agricultural, ICTs and cultural changes taking place in rural Uvira.
3) Awareness building – Rural women farmers in Uvira are made aware of gender inequalities in terms of accessing ICTs
4) Access – Rural women farmers gain access to available ICTs within the Uvira community.

Achievements

The SISSI project has become a well-known word in the community of Uvira, and people are increasingly talking about it in the streets. The support structure it has brought for rural women farmers in a short period of time is unbelievable. With such a project, marginalised women in our society can feel proud of themselves and what they achieve, and are improving their own lives and those of their families.

-We enabled 60 small rural beneficiary women farmers to identify and express their interest in the design, management and outcome mapping for the SISSI project, and identify the ICT barriers they face in rural Uvira.

-We created an ICT platform for information exchange, increased the capacities of small-scale rural women farmers, and set up a powerful set of broad, robust and useful networking tools.

-We also provided an information centre and access to the internet for the women.

– we created a platform where web information on agriculture is translated into Swahiili for those who cannot read English, and the centre is a space where coaching on agriculture, ICTs and mentoring sessions take place.

The women are now trained on basic computer skills and have the confidence to use computers on their own for basic tasks.

Challenges

Despite the positive changes we have seen in these few months, there is still a lot of work to do, which extends beyond GenARDIS funding. The legacy of war left severe adverse effects and the social, economic, gender, health and educational impacts cannot go on unaddressed. Women in our communities continue to be marginalised and taken for granted; but they continue to strive for the welfare of their families. Access to ICTs for rural women farmers still remains out of reach for many.

Moving forward

We believe that small-scale women farmers and their enterprises need to adapt to new technologies in order to become competitive in the rapidly changing rural business environment. As with many other industries, it is evident that in the agri-food industry of Uvira, small and medium businesses can gain a competitive advantage through the use of ICTs, especially community radios, mobile phones, and the internet.

Telecentre in Uvira, DRC: Men and women in Uvira, DRC, working in a new telecentre.Telecentre in Uvira, DRC: Men and women in Uvira, DRC, working in a new telecentre.

Women’s cooperatives in Zambia learn to use ICTs

Zambia awareness raising workshopZambia awareness raising workshop
In Zambia, the Ndola resource centre is training women on ICTs. The project aims at providing both individual and institutional capacity building to women and women based organisation in information and communication technologies (ICTs), it further builds capacity in both individuals and institutions on how to address gender issues in ICTs. Main activities carried out were surveys and needs assessments, as well as workshop and training evaluations after the sessions.

The assessment questionnaires were filled in by the participants and later analysed. Based on the analysis of the Training needs assessment, participants were grouped and a training program was prepared and distributed to the various organisations concerned. The Ndola Resource Centre team received training in open source software (i.e. Gnucash and Gimp) from Open Source Zambia Initiative team through a Train the trainer approach. The brochure was printed and distributed to various stakeholders involved in women’s work.

The process

After signing the contract, The Ndola Resource Centre had to prepare Monitoring and Evaluation indicators. The monitoring and Evaluation indicators being prepared were to be used before, during and after the project to ensure that the project is effectively evaluated. These indicators were inform of questionnaires;

i. Baseline Survey
ii. Training Needs Assessment Form
iii. Workshop Evaluation Form
iv. Training Evaluation Form

This was followed by the identification of various women’s organisations and institutions involved in agriculture and rural development. After identifying the various groups, the above-mentioned questionnaires were designed, prepared, deployed and later analysed. After analysis of the baseline survey and the training needs assessment form, the team at the Ndola Resource Centre prepared a training schedule, which was sent to all the participating organisations.

After preparing a training schedule, a team from Open Source Zambia Initiative came and conducted a one-week capacity building training for our trainers in Open Source Software. The Ndola Resource Centre team received training in Gnucash and Gimp.

The Ndola Resource Centre team further designed and printed an informative and educational brochure that explains gender issues in ICTs and some of the dynamics between ICTs and the various sectors of women’s development. This brochure was distributed to organisations and government institutions/department.

On the 08.05.09, The Ndola Resource Centre conducted an awareness-raising workshop where we invited leaders of twenty-three (23) women-based organisations and institutions/departments. The workshop took place at the Savoy hotel and was very interactive; the women that attended participated actively.

After the workshop, all participating organisations were required to submit five members to receive capacity building in ICTs in Open Source Software. Therefore, a total number of 115 women were expected to receive training. This training began on the 18.05.09 and will run for the next three and half months. After each training, participants will be required to fill in The training evaluation questionnaire.

Challenges so far

There was a lot of phobia by most women regarding participating in this capacity building. ICTs have been perceived as male activity, and only for professionals. Most women did not even understand how ICTs could be integrated in the various sectors of development, particularly agriculture. Some organisations were scared to embrace ICTs because ICTs have been perceived as being very expensive and complicated. A lot of concern was shown by most organisations on how sustainability was going to be attained with regards to the GenARDIS project since some organisations did not have any ICT infrastructure.

Women in three co-operative groups had difficulties attending the awareness-raising workshop, particularly because their husbands and local village headmen advised them not to attend as it was going to increase prostitution in the area. The Ndola Resource Centre team took time to visit the women together with their husbands and headmen and explained to them the importance of women being involved and trained in ICTs.

Many ICT centres still have poor communication infrastructure. Outdated equipment and state-owned monopolies often result in expensive charges and limited coverage, especially in areas where there are very few ICT centres. This discourages most women from adopting even the basic ICT of fixed lines or mobile phones

Teachers in Nigeria learn how to communicate agricultural information

Arulogun Ehin is a community in Lagelu Local Government Area in Oyo State, Southwestern Nigeria is a typical rural community and consists of 20 hamlets. Arulogun is not just a rural area; it is continuously ‘ruralising’ in a manner that possibly suggests that the community might not be in existence in the next few decades, as people move to the city. The community lacks all the modern amenities –there is no running water or electricity and road access is extremely poor for this farming community. Lack of ICT skill and facilities in the community means that Arulogun and its dwellers are disconnected from potential buyers of their produce and higher income for the community. Generally, the level of socio-economic activities in the community is very poor and people living in the community are predominantly illiterate and poor. An ICT project in Arulogun would require literate people to intermediate between buyers and producers. It was this realisation that led to the introduction of school teachers as agents of change.

Achievements

The first achievement is the success in winning the support of the village head (Baale) and his council of chiefs of the need for a community resource centre in the village. This ensured that the entire community would be willing to take part in the project, and benefit from it thereafter. The cooperation of the Baale also means that our presence in the community is not a threat to anyone. In respect to strong gender based structures, which do not favour women in the community, the acceptance of our project means that we have sort of broken what could be considered a significant gender rubicund. Five female teachers, five community women and five male teachers have successfully completed the ICT training and have acquired sufficient efficacy to intermediate between the rural women farmers and the city buyers.

Gender issues and challenges

We also largely successfully mobilised the community women, but implementing a project for women in Arulogun without involving their men is totally unthinkable. The five consultations with the Baale and his chiefs in council excluded women, despite clear indication in our presentations that the project was focused on women. The community leaders made it very clear to us that deciding the nature and extent of involvement of the women in the project, and in fact in any project in the community, was in the best interest of the women. They also decided that more men than women would be required to take part both in the training and implementation of the projects, all in the interest of the women. This very strong glass ceiling inhibited our interaction with the women at the early stage of the project, and limited the involvement of women and their opinions in the project. Pregnant women and nursing mothers were also automatically excluded, due to the high infant mortality rate in the community.

But women themselves were also unwilling to participate, except with the full consent and permission of the elders. Women who eventually indicated interest to participate in the project also requested that issues about women’s empowerment be downplayed, in order to ensure the smooth flow of the project.

Other than three of the six female teachers in the Saint James primary school who had handsets, none of the women farmers owned or had access to mobile phones. We were even initially advised not to give mobile phones to women or teach them how to use them as this could be misinterpreted by their husbands as a ploy to lure them out of their marital homes, or make them wild. One of the major explanations for this practice is that the men needed the women as hands in the farms, both to cultivate, care for the farms, process the products and carry them to the markets and sell them for their husbands. ‘Opening’ the eyes of these women could make them run to the cities in search of more improved livelihood, or run to other men who are economically better off.

An observation that translates to ICT and gender issue is that while some of the men had some education, all the women we encountered did not have any form of modern education. This limitation not only inhibited the women from using ICT, the women were just incapable of doing so.
Community mobilisation and sustainability

Given these obstacles, we needed to be strategic in order to gain the support form the community. While the training is aimed for selected persons, we considered how to mobilise the women without infringing on the culture of the community which we had known had the capability of stopping our project implementation. Our first mobilization was the consultation with the Baale and his Chiefs in Council on our need to mobilize the women. This we did to ensure that our project had legitimacy in the community, forestalling any hindrances from any of the villages and their leaders as well as securing the support of the other leaders of the land, and make our mission clear to the people in the community.

  • We have already entered into a discussion with the community Anglican church, St James, on how to use the instrument of the organization to continue the project after the project life has expired. To make this possible, two of the community women involved in the training activities were members of the church.
  • We have also initiated contacts with prominent members of the community who live in the cities for further assistance. Although not much has been achieved in this regard, we will pay some great attention on this component in second tranche of the project.

Radio improves the livelihoods of rural women in Ghana

Women in rural Ghana using radioWomen in rural Ghana using radioIn Ghana, the livelihood of rural women is being improved through radio and other ICTs. At the time of writing the proposal, the initial was to train some women to act as radio hosts. However, further discussions revealed that this might not be sustainable after the project funding is over. Therefore, we liaised with Nabiina FM to partner and introduce the programme with funding from the CIC for the first 30 shows. A female professional DJ, Ms Philomena Aboko, would be the host of the programme.

During the second meeting, Ms Philomena was present. She took time to train the women leaders on how to serve as panellists in a radio discussion. The weekly show comes on every Thursday, from 7 to 8pm and is dubbed “Gender Focus”. The show covers a variety of themes affecting women – topics such as women in politics, marriage and its challenges, the indecent dress of young girls, stray animals and their effects on the farm, girl child education and discipline, negative traditional practices, female genital mutilation, women’s rights, sexually transmitted infections, women’s health and family planning, etc.

Achievements

The radio has helped significantly in sharing knowledge. Meetings were held between the women leaders and the staff of the radio centre. During these meetings, the issue of knowledge sharing, especially using the medium of radio has been key. This has resulted in the successful holding of weekly discussions on Nabiina FM, the local community radio station. It became clear that the women were, indeed listening to the programme because of the comments they would make regarding the programme – things like it was not long enough to cover the subject in depth, they would invite other friends over to listen to it, they could not always call in to the programme because they did not have credits on their phones, and even the impact the programme had on their husbands and sons, and the desire to sustain the programme after the funding and project are over.

Female teachers are learning the relevant ICT skills for their work.
Because the literacy rates were quite low for most (women) beneficiaries, we realized that the use of computers would not be very significant to many of them. For this reason, we decided to turn to schools, where the impact of the project would be felt much more widely. The training was tailored to include a lot of hands-on exercises and a focus on the tools teachers would need to get their work done more efficiently.

Second cycle schools in the catchment area of the CIC were asked to nominate two female teachers each, for free training at the CIC as a part of the programme.

Training started in earnest and the teachers are wiling to make huge sacrifices, especially with their time to learn these relevant skills. Taught areas of Open Office have and will continue to focus on skills relevant to the school and classroom environment.

We noticed that attendance to training sessions was consistently high, and that the trainees would come to class with questions based on their own attempts to achieve a task outside of the training. They were also able to complete gradually more complicated hands-on tasks and act more independently.

Challenges

However, despite the success of the project so far, we have also encountered some challenges: time, distance and communication and costs. The time for the radio show is quite short – many women have expressed their desire for a longer show, but we cannot extend it because of the other scheduled programmes on the station and this would require additional funds. Some women also live quite far, making it difficult for them to attend panel discussions. Some of the women panellists also do not have radio or telephones, which also makes it difficult for them to follow the show on a regular basis. Many women are not literate, making it difficult for them to make good used of certain ICT devises like mobile phones for SMS. Also, due to the role of women in many communities, they must attend the markets in the early hours in order to do the trading for their homes. Clearly, the cost of landlines, mobile phones and phone credit were also a barrier to our achieving 100% results. The cost of these was a prohibiting factor to the participation of many women.

We have recently started to meet with staff of the two Vocational schools in the district to liaise with them and organise workshops on entrepreneurial skills capacity building for students of these schools. Incidentally both schools are single sex schools for females.

Market information through SMS is making a difference in rural Cameroon

Market information is an important tool that will help Ms FONKA to sell her potato better and improve her revenues.Market information is an important tool that will help Ms FONKA to sell her potato better and improve her revenues.During the first six months of the project target groups were identified. They were five maize and potato women farmers group in four localities, Kamna, Ndiengso, Ndiandam, Santa and Bangang. The aim was to train them in the use of cell phones in order to obtain market information.

One of the challenges identified during this first phase was lack of electricity in some areas, which limited farmers in their use of ICTs. Those who owned phones had them operational only at certain times because they had to travel a long distance before they could access electricity to charge their battery.

A survey was carried out. The analysis of the data indicated that 87% of the decisions on farm activities are made by women. For purchasing of ICTs (TV sets, mobile phones, computers, internet assets), data indicated that 80% of the decisions are taken by men. This can be attributed to their poor financial contribution, when compared to men. Surprisingly however, 70% of the use of the items is made by women.

All those who were interviewed responded that they had never used any form of ICT to facilitate the acquisition of seeds, fertiliser and pesticides. A similar response was also obtained for market information including also agro-pastoral advice from extension service. It was found that 5% of men and no women had used the telephone to obtain market information.

In addition to the sensitization and education of women, attention was given to a number of men who showed an interest thanks to the use of ICTs involved. One of the examples was Tamessa, who started to plant maize and beans in his farm, while Mr NEKUE, a retired secondary school teacher planted maize and groundnuts. Traditionally, farming is seen as an activity carried out by women and after the sensitisation activities, other men decided to join their wives in the farm.

The use of cell phone for market information demonstrated a significant economic impact given that maize farmers found he subsidised seeds at 300 CFA compared to the 600 CFA they were getting at the open market. Other maize farmers were able to get the very scarce improved variety “kassai”.

The Gyendu potato farmer groups made a better harmonisation of the collection of their seeds from the main extension store, thereby saving on expenses that they would have spent on numerous unsuccessful trips to the store..

Other achievements have been made with fertilizer and pesticides. Farmers also learnt to collect market information o insecticides and fungicides to control maize stem borer and potato blight, the pest and diseases that most affect their crops. “This is cheap and easy,” Ma Theresa of the Gyendu group stated. With cell phones they can also buy from the neighbouring cities, where they can find better prices.

An analysis of the reason why men did not like to do planting also had to do with the equipment used. A new tool for planting was suggested, since the old planter is known in all the community as the women’s planter, so no man will use it. The new planter is manufactured and traded far in Yaounde, but since farmers could use cell phones to get market information and buy remotely the adoption was easy.

The project team concluded that computers should be brought in as an additional ICT tool for the project. Consequently the market information obtained by the group facilitator and shared among the group verbally and also through SMS will be filed electronically. Additionally, this information will be organized, edited and printed in the form of a technical bulletin and distributed to farmers with a special focus on those having limited access to cell phones.

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GenARDIS grantee receives award in Rome

Johnstone Baguma, from GenARDIS grantee ToroDev based in Uganda, attended the International Conference on Social innovations for a Better World in Our Time held, in Rome Italy, in early October 2009. There, he presented a paper on the role of ICTs in improving the economic standard of the rural poor, especially women and young people in Uganda and Africa at large. His presentation highlighted the experiences of the ICT Research & Resource Centre (Kabarole Information Centre) co-run by ToroDev and the GenARDIS project.

ToroDev was also announced winner of the Global Junior Challenge on Social Innovations 2009, for its exemplary use of ICT in rural development of the poor in the Rwenzori region of western Uganda.

More information:
http://www.socialinnovationconference.org/ITA/index.html
http://www.mondodigitale.org .